Au Forum économique mondial, Narendra Modi s’affirme comme défenseur de la mondialisation
- FIBC News
- 31 janv.
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Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Dans son discours inaugural du 48ᵉ Forum économique mondial, le Premier ministre indien Narendra Modi s’est posé en ardent défenseur de la mondialisation et du multilatéralisme, réaffirmant l’engagement de l’Inde en faveur d’un ordre économique mondial ouvert et coopératif.
Un passage de relais symbolique entre grandes puissances. En 2017, le président chinois Xi Jinping avait marqué les esprits à Davos en se présentant comme le garant du libre-échange et du multilatéralisme face au protectionnisme affiché du nouveau président américain Donald Trump. Le mardi 23 janvier, lors de l’ouverture de la 48ᵉ édition du Forum, c’est Narendra Modi qui a exposé sa vision du monde et la place croissante de l’Inde dans la mondialisation, devant près de 3 000 dirigeants politiques et économiques.
Un pays qui revient de loin
Costume sombre et ton posé, Narendra Modi a immédiatement donné le cadre en rappelant la dernière venue d’un Premier ministre indien à Davos, en 1997.
« À cette époque, le PIB de l’Inde s’élevait à 400 milliards de dollars. Deux décennies plus tard, il a été multiplié par six », a-t-il souligné.
Ce chiffre illustre la transformation spectaculaire de l’Inde et la place désormais centrale qu’elle occupe dans le nouvel ordre économique mondial.
L’Inde en passe de devenir une grande puissance économique
Il y a encore vingt ans, l’Inde était déjà un géant démographique, mais restait un acteur économique en retrait : une économie fermée, bureaucratique et protectionniste, peinant à réduire une pauvreté touchant une large part de sa population.
Le tournant intervient en 1991, lorsque les autorités indiennes décident d’embrasser la mondialisation et de miser sur l’exportation de services. Tandis que la Chine s’impose comme « l’usine du monde », l’Inde devient progressivement son « bureau ».
Les résultats sont probants. Le pays affiche aujourd’hui l’une des croissances les plus élevées au monde, avec une moyenne supérieure à 7 % entre 2014 et 2016. Cette dynamique devrait se poursuivre : l’Inde était appelée à devenir la cinquième puissance économique mondiale dès 2018, devant la France et le Royaume-Uni, et pourrait concurrencer la Chine pour la deuxième place à l’horizon 2030, voire atteindre la première position d’ici 2050.
Attirer les investisseurs étrangers
Cette trajectoire est largement attribuée à l’action de Narendra Modi. Depuis son élection en 2014, le Premier ministre a engagé une série de réformes visant à rassurer et attirer les investisseurs étrangers, améliorer l’environnement des affaires et accélérer la modernisation économique du pays.
À la tribune de Davos, il a réaffirmé la volonté de son gouvernement de poursuivre ces transformations et de défendre un ordre mondial multipolaire et ouvert, face aux tentations de repli et de protectionnisme. Une allusion largement interprétée comme visant les États-Unis de Donald Trump, attendu le 26 janvier pour clôturer un forum placé sous le thème :
« Créer un avenir partagé dans un monde fracturé ».



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